{"id":70,"date":"2015-10-02T00:08:30","date_gmt":"2015-10-01T23:08:30","guid":{"rendered":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/?p=70"},"modified":"2016-10-08T10:39:12","modified_gmt":"2016-10-08T09:39:12","slug":"mm-mmh-simple-tic-de-psy-ou-tresor-de-loralite","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/mm-mmh-simple-tic-de-psy-ou-tresor-de-loralite\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Mm mmh&#8230;\u00a0\u00bb : simple tic de psy&#8230; ou tr\u00e9sor de l&rsquo;oralit\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"<p>Le \u00ab\u00a0mm mmh&#8230;\u00a0\u00bb des psychanalystes est devenu une fa\u00e7on, peut-\u00eatre <em>la<\/em> fa\u00e7on la plus radicale de les caricaturer en une seconde. Il ne s&rsquo;agira pas dans cet article de se prononcer sur les d\u00e9rives, voire les exc\u00e8s de certaines pratiques professionnelles o\u00f9 se confondent la prudence et la frilosit\u00e9, l&rsquo;\u00e9coute de la parole d&rsquo;autrui et le mutisme, voire le respect de l&rsquo;intimit\u00e9, de la libert\u00e9, de l&rsquo;originalit\u00e9 de l&rsquo;autre et&#8230; une certaine l\u00e2chet\u00e9 professionnelle. Le \u00ab\u00a0mm mmh&#8230;\u00a0\u00bb peut \u00eatre prononc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occasion ou fr\u00e9quemment dans une s\u00e9ance, et ponctue souvent des moments pr\u00e9cis de la r\u00e9flexion de la personne qui parle. Cependant, rien n&#8217;emp\u00eache que cette expression sonore ait lieu au cours d&rsquo;une s\u00e9ance o\u00f9 le professionnel \u00e9nonce par ailleurs sa pens\u00e9e de fa\u00e7on claire, distincte, dans une phrase \u00e9labor\u00e9e.<\/p>\n<p>Mais les \u00ab\u00a0psys\u00a0\u00bb n&rsquo;ont pas invent\u00e9 le fameux \u00ab\u00a0mm mmh\u00a0\u00bb, si volontiers employ\u00e9 dans l&rsquo;usage courant quand il s&rsquo;agit de les moquer. \u00ab\u00a0Mm mmh\u00a0\u00bb pourrait bien \u00eatre&#8230; vieux comme l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9. Prononc\u00e9 (ou plut\u00f4t, \u00e0 peine prononc\u00e9&#8230;) les l\u00e8vres ferm\u00e9es, n\u00e9cessitant peu de souffle : le plus souvent, en tout cas dans un contexte en langue fran\u00e7aise, \u00ab\u00a0mm mmh\u00a0\u00bb est \u00e9mis par la personne qui \u00e9coute. Il rel\u00e8ve assez nettement, en premi\u00e8re analyse, de la fonction phatique du langage, laquelle consiste ici en particulier \u00e0 assurer celui qui parle qu&rsquo;il est bien \u00e9cout\u00e9, qu&rsquo;il peut continuer, voire qu&rsquo;il est encourag\u00e9, ou m\u00eame acquiesc\u00e9. \u00ab\u00a0All\u00f4\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0hein?\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0ah!\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0hep !\u00a0\u00bb sont d&rsquo;autres usages dans la langue courante de cet emploi de phat\u00e8mes (mots, interjections ayant pour fonction de renvoyer \u00e0 la situation de communication elle-m\u00eame). La fonction de \u00ab\u00a0mm mmh\u00a0\u00bb qui nous para\u00eet la plus nette, \u00e0 partir de laquelle va se d\u00e9cliner presque une infinit\u00e9 d&#8217;emplois divers, serait celle de maintenir la continuit\u00e9 m\u00eame de la conversation, du c\u00f4t\u00e9 de celui qui \u00e9coute, sans risquer d&rsquo;interrompre celui qui parle. Ou comment manifester sa participation continu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9change verbal&#8230; sans prononcer un mot ! \u00ab\u00a0Mm mmh&#8230;\u00a0\u00bb, ainsi consid\u00e9r\u00e9, serait comme la premi\u00e8re \u00e9mission sonore signifiante, minimale, au-del\u00e0 de laquelle le borborygme, l&rsquo;interjection commenceraient de trouver place. Si la prononciation en \u00e9tait plus distincte, par exemple avec des voyelles intercalaires, cela pourrait prendre la forme de&#8230; \u00ab\u00a0maman\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Emis hors conversation, et en fonction du contexte, un \u00ab\u00a0mmh\u00a0\u00bb simple \u00e9voque le soupir d&rsquo;aise, voire le plaisir gourmand, en g\u00e9n\u00e9ral la satisfaction, mais peut aussi d\u00e9noter un malaise, une contrainte ressentie : soit l&rsquo;expression d&rsquo;un narcissisme confort\u00e9, soit celle d&rsquo;une atteinte narcissique. Le redoublement, \u00ab\u00a0mm mmh\u00a0\u00bb, \u00e9voque plus largement une intention signifi\u00e9e \u00e0 autrui. L&rsquo;\u00e9criture ne rend pas compte des mille et une nuances que rec\u00e8le ce v\u00e9ritable tr\u00e9sor oral. Selon sa dur\u00e9e, son intonation ascendante ou descendante, son ampleur, ce sont des richesses de significations faites \u00e0 autrui probablement aussi vastes que celles que les expressions des sourcils, et plus largement des muscles autour des yeux, peuvent adresser \u00e0 l&rsquo;interlocuteur sans que soit prononc\u00e9 un mot. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 des sens qu&rsquo;il peut prendre sous une forme toujours identique, cet \u00e9l\u00e9ment pr\u00e9-verbal offre comme un fil sonore, parfois \u00e0 peine audible, une vibration r\u00e9guli\u00e8rement rassurante, et rassurante aussi bien pour qui l&rsquo;\u00e9met que pour qui l&rsquo;entend. Bien s\u00fbr, \u00ab\u00a0mm mmh ?\u00a0\u00bb peut \u00e9voquer le doute, la question, l&rsquo;\u00e9tonnement, voire l&rsquo;incompr\u00e9hension, la contradiction, le refus ou m\u00eame la mise en garde.<\/p>\n<p>Le m\u00eame\u00a0<em>son<\/em> continu\u00e9 peut \u00eatre la base d&rsquo;une m\u00e9lodie fredonn\u00e9e : celle chant\u00e9e par maman, ou celle murmur\u00e9e en \u00e9cho par le b\u00e9b\u00e9 qui s&rsquo;endort ainsi dans l&rsquo;illusion qu&rsquo;il se conf\u00e8re \u00e0 lui-m\u00eame d&rsquo;une pr\u00e9sence rassurante. Qu&rsquo;il soit \u00e9galement la base consonantique de \u00ab\u00a0maman\u00a0\u00bb indique assez ce qu&rsquo;il peut offrir d&rsquo;espace temps sonore mall\u00e9able, appropriable par chacun, sans grand risque d&rsquo;\u00eatre mal interpr\u00e9t\u00e9 puisque en g\u00e9n\u00e9ral re\u00e7u comme allant dans le sens de ce que dit celui ou celle qui parle. Ce n&rsquo;est pas \u00e0 strictement parler un objet transitionnel, tel le doudou trouv\u00e9-cr\u00e9\u00e9 par l&rsquo;enfant, observ\u00e9 par Winniccot (non le doudou achet\u00e9-offert par l&rsquo;adulte&#8230;). Mais cela s&rsquo;en approche pourtant : il est associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;univers maternel (sonore, \u00ab\u00a0maman\u00a0\u00bb ; s&rsquo;entend \u00e9galement la satisfaction exprim\u00e9e oralement durant ou apr\u00e8s la t\u00e9t\u00e9e par le nourrisson) ; quand il n&rsquo;est pas redoubl\u00e9, il est plus pour soi, \u00e0 moins qu&rsquo;il ne dise l&rsquo;attention qu&rsquo;on pr\u00eate \u00e0 l&rsquo;autre quand il (elle, maman) nous appelle : \u00ab\u00a0mh ?\u00a0\u00bb. Ce phat\u00e8me, si attentif \u00e0 certains \u00e9gards \u00e0 la situation de communication avec autrui, pr\u00e9serve simultan\u00e9ment une intimit\u00e9 corporelle (la bouche reste ferm\u00e9e), ainsi qu&rsquo;une intimit\u00e9 psychique : son ambigu\u00eft\u00e9 prot\u00e8ge celui qui le murmure de toute interpr\u00e9tation trop rapide par autrui. A certains \u00e9gards, dans une conversation entre adultes, o\u00f9 sont comme archiv\u00e9es toutes les associations \u00e9motionnelles exprim\u00e9es par les sons prononc\u00e9s d\u00e8s la prime enfance, \u00ab\u00a0mm mmh\u00a0\u00bb manifeste la survivance, jusque dans un \u00e9change verbal \u00e9labor\u00e9 -comme peut l&rsquo;\u00eatre une s\u00e9ance d&rsquo;analyse-, de ce qu&rsquo;il est convenu d&rsquo;appeler\u00a0<em>l&rsquo;accordage affectif<\/em> entre la m\u00e8re et l&rsquo;enfant. Il s&rsquo;agit donc, quand nous essayons de penser le \u00ab\u00a0mm mmh\u00a0\u00bb, de v\u00e9ritablement sortir du doudou, restant un objet pour soi, et de tenter de concevoir une ouverture, sonore mais si riche de pens\u00e9es en puissance, vers autrui. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;objet transitionnel, le doudou trouv\u00e9-cr\u00e9\u00e9 par l&rsquo;enfant, ouvre ainsi dans une direction quelque peu inattendue : le mythe, comme nous verrons bient\u00f4t&#8230; Encore que Winniccot fit v\u00e9ritablement du doudou, une premi\u00e8re \u00e9tape vers ce qu&rsquo;il appela l&rsquo;espace potentiel, l&rsquo;espace psychique entre soi et l&rsquo;autre, l&rsquo;aire d&rsquo;exp\u00e9rience et de partage culturel dans tous les sens du terme, l&rsquo;ouverture vers les mondes possibles.<\/p>\n<p>Le psychanalyste Andr\u00e9 Green proposa de consid\u00e9rer le <em>mythe<\/em> (dans l&rsquo;acception la plus large du terme) comme un objet transitionnel <em>collectif<\/em>. \u00a0Donc un r\u00e9cit, une figure, une trame dramatique que chacun peut trouver dans la culture et se r\u00e9approprier, transformer \u00e0 sa guise, dont chacun peut jouer, se d\u00e9guiser. Nous pensons ici \u00e9galement aux standards du jazz, ces m\u00e9lodies qui, si elles ont parfois un premier auteur connu, n&rsquo;en restent pas moins au libre usage de tous les interpr\u00e8tes : libre \u00e0 chacun de nous de pr\u00e9f\u00e9rer telle ou telle interpr\u00e9tation de\u00a0<em>Summertime<\/em>, de\u00a0<em>Caravan<\/em>, d&rsquo;en inventer une \u00e0 notre tour, serait-ce en la fredonnant, mais aucun interpr\u00e8te ne pourra pr\u00e9tendre jouer ou chanter\u00a0<em>la\u00a0<\/em>vraie version. Les mythes de Don Juan, d&rsquo;Oedipe, de Prom\u00e9th\u00e9e, dans la litt\u00e9rature, sont soumis \u00e0 de telles variations \u00e0 travers les si\u00e8cles. Et m\u00eame notre Batman contemporain varie selon les r\u00e9alisateurs qui l&rsquo;adaptent au cin\u00e9ma&#8230;<\/p>\n<p>Or l&rsquo;\u00e9tymologie de \u00ab\u00a0mythe\u00a0\u00bb en grec offre une surprise. La signification premi\u00e8re en grec (<em>mythos<\/em>)\u00a0\u00a0semble avoir \u00e9t\u00e9, d&rsquo;apr\u00e8s le dictionnaire \u00e9tymologique de Pierre Chantraine : \u00ab\u00a0suite de paroles qui ont un sens, propos, discours\u00a0\u00bb. Cependant,\u00a0<em>mythos<\/em> se distingue de\u00a0<em>\u00e9pos<\/em> (qui d\u00e9signe, le mot, la parole dans sa <em>forme<\/em>) auquel il est associ\u00e9, en ceci:\u00a0<em>mythos<\/em>\u00a0pr\u00e9cise plut\u00f4t le \u00ab\u00a0contenu des paroles, l&rsquo;intention, la pens\u00e9e\u00a0\u00bb. Or, la subtile ambigu\u00eft\u00e9 de \u00ab\u00a0mm mmh\u00a0\u00bb consiste pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 exprimer quelque chose de la <em>pens\u00e9e<\/em> de celui qui l&rsquo;\u00e9met (le plus souvent quand il \u00e9coute, c&rsquo;est dire s&rsquo;il en dit peu&#8230;), sans en pr\u00e9ciser plus la\u00a0<em>forme\u00a0<\/em>(fonction d\u00e9volue \u00e0 <em>\u00e9pos<\/em><em>, <\/em>en grec<em>)<\/em>\u00a0: l&rsquo;\u00e9coute bienveillante, le semi-accord, l&rsquo;acquiescement, voire l&rsquo;accord complet, et toutes les nuances, d&rsquo;une certaine r\u00e9serve jusqu&rsquo;au d\u00e9saccord complet dans des accentuations plus graves en g\u00e9n\u00e9ral, ou plus lentes. L\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;analyse prend une ampleur nouvelle, c&rsquo;est lorsque Chantraine \u00e9nonce les hypoth\u00e8ses pour rendre compte de l&rsquo;\u00e9tymologie :\u00a0<em>mythos\u00a0<\/em>\u00ab\u00a0serait un terme populaire et expressif tir\u00e9 de l&rsquo;onomatop\u00e9e\u00a0<em>mu\u00a0<\/em>(avec un suffixe &#8211;<em>thos<\/em> qui ne surprendrait pas)\u00a0\u00bb, mais, pr\u00e9cise Chantraine avec l&rsquo;habituelle prudence qui le caract\u00e9rise, \u00ab\u00a0le sens des mots, d\u00e8s les plus anciens textes, ne joue pas en faveur de l\u00a0\u00bbhypoth\u00e8se\u00a0\u00bb. L&rsquo;\u00e9tymologie joue souvent ce tour aux curieux d&rsquo;offrir mille pistes passionnantes, parfois aussit\u00f4t referm\u00e9es qu&rsquo;ouvertes! Mais le doute est sem\u00e9 : et si le mythe, dans la nuit des temps, avait commenc\u00e9 par un \u00ab\u00a0<em>mm mmh<\/em>\u00ab\u00a0, un \u00ab\u00a0<em>m[u]<\/em>\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0populaire et expressif\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0une onomatop\u00e9e\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n<p>Il va de soi qu&rsquo;entre le \u00ab\u00a0mm mmh\u00a0\u00bb et le mythe, s&rsquo;ouvre un monde, des univers, voire des si\u00e8cles d&rsquo;invention humaine. Cependant, la confiance requise pour continuer \u00e0 parler au-del\u00e0 de quelques mots, en ayant l&rsquo;assurance ferme, r\u00e9guli\u00e8rement exprim\u00e9e, d&rsquo;\u00eatre \u00e9cout\u00e9, quelle que soit la fantaisie d\u00e9ploy\u00e9e, m\u00eame en d\u00e9pit du bon sens, cela donne dans les situations les plus favorables le loisir, le temps, \u00e9ventuellement le courage quand il en faut, de d\u00e9velopper son mythe personnel&#8230; \u00ab\u00a0Mensonge vrai\u00a0\u00bb, ainsi Cocteau d\u00e9finissait-il le mythe ; \u00ab\u00a0objet transitionnel collectif\u00a0\u00bb, propose Andr\u00e9 Green. Il n&rsquo;est pas jusqu&rsquo;\u00e0 la bande dessin\u00e9e de Hugo Pratt,\u00a0<em>Mu<\/em>, laquelle est situ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00eele de P\u00e2ques et voit ses protagonistes en qu\u00eate du continent perdu de l&rsquo;Atlantide, qui ne soit, dernier album publi\u00e9 du vivant de son auteur-dessinateur, comme une illustration de ce que les mythes les plus puissants et les plus anciens peuvent trouver leurs origines dans un murmure&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Yves-Marie Bouillon, 2 octobre 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Copyright, Y-M Bouillon.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le \u00ab\u00a0mm mmh&#8230;\u00a0\u00bb des psychanalystes est devenu une fa\u00e7on, peut-\u00eatre la fa\u00e7on la plus radicale de les caricaturer en une seconde. Il ne s&rsquo;agira pas dans cet article de se prononcer sur les d\u00e9rives, voire les exc\u00e8s de certaines pratiques &hellip; <a href=\"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/mm-mmh-simple-tic-de-psy-ou-tresor-de-loralite\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[70],"tags":[52,51,50,49,48],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70"}],"collection":[{"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=70"}],"version-history":[{"count":9,"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":79,"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/70\/revisions\/79"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=70"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=70"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/psychologuebrest.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=70"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}